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IPRP
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Actualité
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Contribution d'un ergonome IPRP au débat syndical
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Article paru dans le JST n° 37 d'octobre 2009 [223 KB]
: Approche du risque et approche médicalisée : rôle d'un IPRP Interview d Arnaud Desarménien
Article paru dans le JST n° 34 de décembre 2008 Par Fabien Parise, ergonome IPRP dans un service inter entreprise de santé au travail (SIST) et animateur du réseau national des IPRP de SIST
Mes expériences personnelles de collaboration avec certains médecins du travail qui s’inscrivent dans une vision d’avenir m’ont poussé à adhérer au SNPST et à tenter de créer un lien entre vous (nous) les partenaires sociaux et le réseau professionnel des IPRP. A mon sens, il n’y a aujourd’hui que de cette manière que les choses peuvent avancer, dans le sens où les expériences positives de collaboration entre médecins de travail et IPRP doivent être mises en avant, consolidées, proposées et validées comme des modèles de fonctionnement. Afin d’œuvrer dans ce sens, je vous soumets les axes de travail suivants :
La définition des compétences et des métiers de chacun
Concernant les IPRP, il est important de cerner que cette habilitation correspond à une fonction, à laquelle sont associés différents métiers ou disciplines : ergonomie, toxicologie, hygiène et sécurité… Les compétences techniques/organisationnelles s’articuleront de manières différentes avec les compétences des médecins du travail dans les entreprises où nous intervenons, avec l’objectif commun de santé au travail. Le décret sur la pluridisciplinarité de 2003 a énoncé la donne : mise en place d’un dispositif « expérimental » L’instauration du terme IPRP s’est accompagnée de deux grandes zones de flou : l’organisation des interventions des IPRP dans les services de santé au travail d’une part, et l’indépendance des IPRP d’autre part. Concernant l’organisation de la pluridisciplinarité, laissée « à la diligence des directions des services », la principale problématique aujourd’hui reste celle de la collaboration avec le médecin du travail. Défini et reconnu comme le « pivot de la pluridisciplinarité » de manière générale, il s’avère que l’interprétation du mot « pivot » varie énormément selon les individus. Le premier point important à souligner : le mot pivot n’est pas associé à une notion d’autorité, de commandement ou de donneur d’ordre, comme je l’entends (malheureusement) trop souvent. Le deuxième point, est qu’il reste donc à définir de quelle manière le pivot doit faire circuler la balle (que je conçois avant tout comme les informations ou actions en santé au travail) afin d’atteindre le but (la santé au travail !)
Ceci constitue, selon moi :
Le deuxième grand axe de travail
En fonction des compétences de chacun, quelles actions vont être menées : mesures, analyses, études… mais surtout, concernant la validation et restitution des résultats : qui fait quoi et sous quelle forme ? C’est à ce moment que nous abordons le deuxième « flou » du dispositif : l’indépendance des IPRP. En effet, dans de nombreux cas, c’est surtout dans l’indépendance vis-à-vis du médecin du travail que le problème se pose : indépendance dans la formulation et la rédaction du rapport, indépendance dans la production de résultats de mesures, et enfin dans la restitution des résultats. Bien que les cas de non-respect de cette indépendance ne soient pas systématiques, il faut savoir qu’ils existent, et qu’il est nécessaire de prévenir les abus, tout comme il est nécessaire de prévenir l’absence totale de communication entre médecin et IPRP, qui présente également une dérive à éviter. Notons qu’à ce jour, nous n’avons jamais entendu d’IPRP subir de pressions de la part de leurs directions pour modifier les résultats ou les actions de leurs interventions. Cela me permet également de souligner qu’une déontologie professionnelle (et personnelle !) existe dans chaque corps de métier (ergonome, toxicologue) et, bien que pas aussi bien formalisée que celle des médecins, cette déontologie doive rassurer les uns et les autres sur le but commun de l’équipe : la santé au travail.
Troisième axe de travail : la création et la ratification de chartes de déontologies propres à chaque métier. Au-delà de ces trois axes de travail se profilent d’autres perspectives (collaboration avec les infirmières et/ou assistantes en santé au travail…, amélioration du suivi et de la gestion des risques par les équipes pluridisciplinaires, mise en place d’indicateurs de suivi de la santé au travail communs aux différents acteurs pour les TMS, le stress, le risque chimique…) Mais il me semble que nous avons déjà du pain sur la planche pour les mois et années à venir pour avancer sur ces questions fondamentales qui relèvent de la coopération inter-métiers et de l’efficacité de la pluridisciplinarité en santé au travail. Malheureusement, à l'heure actuelle, beaucoup d'IPRP du réseau se méfient du SNPST, au vu du document qui était paru sur les compétences des acteurs de la pluridisciplinarité : l'IPRP apparaît comme sachant "à peu près tout faire (sauf le médical évidemment) en moins bien que le médecin". L'image du SNPST (aux yeux de bon nombre d'IPRP) correspond donc aujourd'hui à celle d'un syndicat corporatiste (médical) La notion « d’équipe médicale », si souvent utilisée, créée des incompréhensions et des appréhensions au sein du réseau IPRP, qui craint de voir la compétence médicale se placer « au-dessus » des autres compétences (technique/organisationnelles) en pluridisciplinarité. Mais, étant convaincu que ce n'est pas le cas, je propose aujourd'hui de créer un pont qui n'existe pas, afin d’enrichir la réflexion pluridisciplinaire et d’harmoniser les bonnes pratiques du travail en équipe. Le SNPST peut être porteur de progrès pour tous, notamment par son engagement dans les négociations avec les autres partenaires sociaux et les institutions. Les IPRP ne sont pas ou très peu représentés à ce jour au niveau syndical. Cette représentation ne sera jamais aussi pertinente que si elle s’inscrit dans le cadre d’un travail d’équipe, de santé au travail. L’avenir est à co-construire, c’est la raison de mon adhésion et de mon engagement.
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